Viager : les idées reçues à oublier
« On va me mettre dehors », « mes enfants seront lésés » : ce qui est vrai, et ce qui ne l’est pas.
« Je risque de devoir quitter mon logement. »
Non. En viager occupé, votre droit d’habiter est inscrit dans l’acte et vous appartient à vie, même si l’acquéreur revend le bien.
« Si je vis longtemps, c’est moi qui suis perdant. »
C’est l’inverse : plus vous vivez longtemps, plus vous percevez de rentes. L’incertitude sur la durée est supportée par l’acquéreur.
« La rente peut s’arrêter du jour au lendemain. »
Elle est protégée par la clause résolutoire et le privilège du vendeur : en cas d’impayé, vous récupérez votre bien et gardez les sommes perçues.
« Ce n’est pas possible quand on a des enfants. »
C’est faux. Le viager est une vente que vous décidez librement, et il permet souvent d’aider ses enfants de son vivant.
« C’est réservé aux personnes très âgées. »
Il n’y a pas d’âge minimum. Avant 70 ans, la vente à terme ou la nue-propriété peuvent toutefois mieux convenir.